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 Le Marché

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Granz Kelevar
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Masculin Nombre de messages : 44
Compagnon (animal) : Un vieux faucon
Spécialités : Haches
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MessageSujet: Le Marché   Mer 12 Sep - 23:06

Revenu de ses escapades à l'extérieur de la capitale, Granz revint en ville, observant toutes les échoppes qui proposaient objets, services et victuailles à foison.

*Me faire une place parmi eux ne sera une mince affaire, mais tout s'est mis en branle, et je n'ai pas même envie de perdre cet objectif de vue.*

Observant en amont de la rue une troupe de musiciens ne semblant capter l'attention de la masse, il se dirigea vers eux, et les questionna vis à vis de leur activité semblant tomber en désuétude.

"Allons, la musique n'interesse donc pas cette cité? Un centre nevralgique de la culture?"

"Las, elle ne touche plus la foule. On a fermé nos coeurs à la religion, nos narines aux douces brises soufflant sur les plaines, et nos oreilles à la mélodie. Nous n'avons plus que nos yeux pour constater les dégats de la guerre, et nos bouches pour mander l'aumône."

Acquiessant sans plus en dire, Granz détourna le regard quelques instants vers la cohue s'animant comme un seul homme dans les rues, puis, rejoignant les musiciens, gratifiant l'un d'eux d'une main sur l'épaule, brandit son ocarina, qu'il porta à ses lèvres sous le regard des bardes, qui semblaient esquisser de grands sourires. Entonnant quelques notes, il se mit à jouer de son instrument, de concert avec les musiciens. Bien qu'il l'aurait désiré, et il ne fait nul doute que cela aurait pu retenir l'attention de certains, Granz se retint d'entamer la Brise de Dermar.

*Je ne suis assez fou pour commettre ce qui pourrait être une impudence. Je ne peux faire une telle provocation.*

Se résignant, il joua alors, accompagnant les musiciens qui jouaient aussi bien et fort qu'il leur était possible, tandis que quelques larmes de dépit perlaient sur les joues du joueur d'ocarina, dont la simple évocation d'un menuet lointain le rappelait à ses souvenirs qu'il ne pouvait se permettre d'exposer aux passants, alors qu'une belle et joyeux mélopée s'élevait dans les rues, semblant lutter contre le tumult de la foule.
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Khamsin
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Compagnon (animal) : Femto (faucon)
Spécialités : Parkour et assassinat
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MessageSujet: Re: Le Marché   Dim 27 Avr - 12:09

Une ombre rapace tournoyait sur la place, contemplant les formes ingénues avide depuis les cieux, puis disparaissant en une brise faisant voleter les trousses blanches de la créature perchée que le prédateur survola une ultime fois avant de disparaître, les esprits alertes mais ignorant se reposant, ne sentant plus la tâche noire projetée sur leur chef, pourtant retenant l'attention du chasseur, scrutant depuis les toîts les échoppes d'où lui parvenaient de ces cris et rires gras de la foule candide, s'agitant nonchalament en une masse auprès des cloisons vers lequel s'arrêtait le regard de l'assassin, au flegme retenant un sourire et donnant à l'homme la capacité de demeurer ainsi immobile à la pointe de la tour de garde dominant le quartier, dont un etrepôt légèrement en périphérie était la destination du spadassin, sa burre s'agitant gracilement alors que rapides et légers ses pas claquaient doucement sur les tuiles qu'il frôlait de son pas à la hâte, au-dessus de la foule, témoin inconscient de l'étrange course de l'ange blanc parcourant les toits tel un souffle puissant ne laissant que quelques volutes s'égarer sur les joues.
Profitant d'un soupirail donnant sur les alcôves de la bâtisse dont les poutres pourtant anciennes ne grinçaient nullement sous sa marche agile, la posture de Khamsin baissée, celui-ci arriva au coeur de l'entrepôt, et fit halte, toisant avec attention les figures se dessinant sous lui, dans l'ombre du lieu des hommes se profilant, dont l'un l'arc sur le dos. Les trois hommes l'accompagnant, plein de déference, conservaient la tête courbée devant l'homme à petite stature, mais non moins dépourvu d'un charisme n'arrachant qu'un oeil torve à l'assassin, les observant alors que l'archer s'agitait, désignant tour à tour les hommes avec dédain, lesquels ne geignaient pas, demeurant soumis et muets.

"Oh, vraiment? Et où est-il? Imbéciles, la cargaison attend, bougez-vous le train, et trouvez-le!"
Circonspect, l'assassin regardait la troupe se désunifier, les laquais s'expandant parmi les files de caisses formant le dédale qu'il dominait, et ne lâcha sa proie du regard, celle-ci demeurant isolée, mais l'attention du spadassin détournée par un effroyable hurlement parvenant de quelques mètres de là, le fracas d'un fouet et les lattes de sang maculant un mur arrachant un hoquetement à l'assassin, surpris, et rageur, sa face inexpressive blêmissant alors que son souffle coupé s'échappait avec difficulté de la gorge qu'il laissait voir de part ses lèvres se descellant.
*Sheik, des esclaves! C'est donc là le commerce de ce fils de putain!*
Abaissant le regard vers sa proie, l'assassin croisa le sien, et passé un instant de battement, alors que la stupeur se saisissait des deux êtres, un cri puissant s'échappait de la bouche de l'esclavagiste aux traits émaciés, de concert avec les muscles de Khamsin se préparant déjà.
"Te voilà, assassin! Stern, égorge-le, Vann, Terence!"
Vociférant, l'homme, au pied étonnement agile et léger, disparut rapidement dans les allées sinueuses s'étendant sous les pieds de l'assassin, puis lui faisant front alors que quittant son poste il atterissait lourdement sur le sol irrégulier, mais deux hommes venant déjà à sa rencontre, gourdins en main, le premier confronté à la fine corde parcourue de lames affûtées dansant autour du spadassin, l'ayant invoqué dès qu'il eut perçu leur arrivée, la liane affûtée enserrant la gorge de l'homme, puis laissant échapper une longue et puissante gerbe de sang se balançant, dégageant la gorge et laissant la plaie béante dont s'échappait le liquide écarlate tapissant déjà le sol, arrachant un hoquetement de peur au second homme, n'ayant le temps que de voir l'arme se rétracter avant qu'une seconde courte de concert avec l'assassin le chargeant ne se fiche directement en son coeur, Khamsin appliqué contre le laquais s'effondrant mort et couvrant les trouuses du spadassin d'un fin trait de sang, se mêlant plus tard du cadavre à celui de son acolyte qui le premier fut confronté à son meurtrier. En alerte, attentif au branle se saisissant du bâtiment, l'assassin usa de caisses empilées pour prendre de la hauteur, et voir sa proie prendre la fuite par une échelle, à quelques pas, ne laissant au spadassin que le temps par le biais de quelques acrobaties de revenir à la poutre qu'il avait délaissée, et toujours sans un bruit de reprendre par les soupentes le sentier des toits, la forme de sa cible paraissant à l'assassin déjà assez lointaine alors qu'il retrouvait les rais de Soleil de l'exterieur par le soupirail.
Reprenant en course un instant son souffle, l'assassin vit Femto, ondulant dans les cieux, désignant la course de la proie commune à son maître, affichant alors un sourire amusé, malgré la gravité et l'intensité de l'évènement faisant rougir ses tempes, mais son regard retenu un instant par une ombre maligne paraissant devant l'encadrure par laquelle la cible s'était enfuie, le métal brillant brandit pointe en avant à l'encontre de l'assassin, esquivant de peu l'assaut, mains nues, mais prenant le temps que le troisième laquais de l'esclavagiste reprenne son équilibre pour défourrer son cimeterre, et déjà confronter sa lame à celle de son opposant sur les toits illuminés par l'astre pulsant ses puissants rayons du matin. Deux fracas de lame retentissant, l'assassin dominait l'homme, peu adepte de la joute, laissant une longueur fatale s'instaurer entre lui et le spadassin, levant sa lame par laquelle se concentraient les rayons du Soleil, se portant aveuglants au visage du combattant l'empêchant de voir un poing filer avec célrité devant lui, et le saisissant au col le repoussant, et faisant basculer dans le vide, le forçant à chuter des hauts et létaux 20 mètres auxquels toisait l'entrepôt depuis ses tuiles séculaires. Haletant, l'assassin dissimulant sa fureur sous un faciès sombre et inexpressif repris sa course, courant de plus belle, distinguant le point d'ombre s'élevant dans les cieux, désignant la proie en fuite, après quelques minutes de course sur les toits paraissant enfin, alors que quelques cris parvenaient en contrebas, ceux des badauds attirés par ces formes lançant par leurs enjambées les tuiles couvrant les demeures. Déportant son attention un instant, le spadassin n'eut que le temps de se déporter qu'il entendait une flcèeh vrombir et frôler le lobe de son oreille, lui arrachant presque un morceau de chair, alors qu'arrêté, en sueur, le marchand d'esclave harcelait de ses traits le meurtrier, ses deux ultimes projectiles frappant de plein fouet l'assassin à l'épaule et au buste, retenant un cri de douleur s'élançant sur l'homme apeuré dont le crâne s'écrasa lourdement au sol, transpercé en son centre par une lame paraissant ensanglantée dans le poing gauche de l'assassin, observant le regard embué sa proie couverte du sang des deux individus, s'écoulant doucereusement sur les tuiles, vers lesquelles Khamsin déportait le regard, retenant un dernier souffle avant de s'effondrer et, suivant l'affluent écarlate, rouler sur les tuiles avant de basculer dans le vide, et s'effondrer lourdement sur une charrue supportant un ballot de paille en contrebas dont les essieus s'écroulèrent sous la violence de la chute, ayant sauvé la vie de l'assassin assurement alors inconscient, et cerclé par badauds et soldats aux tenues de maille luisantes retenant un souffle de terreur.

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Tchupy
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MessageSujet: Re: Le Marché   Dim 27 Avr - 12:44

La jeune femme, au mouvement qu'eue sa charrue, se retourna, et observa, surprise, l'être y gisant. Badauds et soldats étant autour d'elle, la jeune femme se leva, et alla voir de plus près l'homme blessé, et inconscient.
"Paix mes amis, déclara-t-elle au bout d'un moment, cet homme est mort. Il n'est plus une menace à présent, je vais de ce pas me debarasser de son corps."
Les badauds furent rassurés et croyérent la jeune femme ne serait-ce que par la vue du sang de l'inconnu. Les soldats, quant à eux, observèrent perplexes la jeune femme tirer son diagnostique.
"Je sais ce que je dis, messieurs. Je suis guerisseuse, et cet homme est mort. Voyez par vous même.."
Montrant ses mains pleines de sang aux soldats, ceux-ci finirent par aquiesser.
"Partez, vite, une telle pourriture ne devrait rester en ville plus longtemps."
Hochant positivement la tête, la femme se remit en tête de sa charrue, et reprenant les rennes, elle la refit avancer, encourageant ses chevaux. *Il faut que je me depeche ou il mourra pour de bon...*

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